CANCER PÉDIATRIQUE : Éviter la perte musculaire chez l’Enfant
Cette équipe d’oncologues pédiatriques de l’Edith Cowan University (ECU, Australie) alerte contre la perte de masse musculaire chez les enfants atteints de cancer, lorsqu’ils reçoivent les premiers traitements : l’étude, publiée dans l’European Journal of Pediatrics, met en garde contre ce danger caché, un obstacle à la guérison.
Le concept développé est le suivant : les enfants traités contre le cancer perdent souvent de la masse musculaire squelettique alors qu'ils devraient en gagner rapidement et cette perte musculaire constitue un facteur supplémentaire de complications et de risque de problèmes de santé à long terme.
« Le cancer lui-même et son traitement peuvent entraîner une perte musculaire chez l’Enfant »,
résume l’un des auteurs principaux, Anna-Maria Markarian, chercheur à l'ECU : « Le muscle est la réserve métabolique de l'organisme. Lorsque les enfants perdent de la masse musculaire pendant le traitement,
ces enfants tolèrent encore moins bien la chimiothérapie
et encourent un risque plus élevé de complications liées à la toxicité des médicaments ».
Perte de masse musculaire, gain de masse grasse
L'étude révèle en effet que les enfants traités contre le cancer sont susceptibles de connaître une augmentation de leur masse grasse, ce qui peut aussi contribuer au développement de problèmes de santé :
- la perte musculaire accroît notamment la vulnérabilité cardiaque et métabolique, dont les risques d’hyperglycémie et de résistance à l'insuline. Ainsi, au début de la puberté, les enfants gagnent 3 à 5 kg de muscle par an. Si le traitement interrompt cette croissance et que cette perte musculaire n'est pas récupérée par la suite, cela peut avoir de graves conséquences sur la santé à long terme ;
- le gain excessif de masse grasse entraîne des troubles métaboliques et augmente aussi le risque de troubles cardiaques.
La difficulté pour les médecins est de faire la distinction entre perte musculaire et gain de graisse, car chacune de ces caractéristiques a des implications cliniques importantes : « Les variations de composition corporelle induisent un décalage entre les hypothèses posologiques et la capacité métabolique réelle, ce qui accroît aussi le risque de complications liées au traitement et de moins bons résultats cliniques chez ces jeunes patients ».
Le message aux parents est simple : encouragez les enfants à bouger et à pratiquer régulièrement un l’exercice physique adapté à leur âge, en dépit des difficultés liées à la maladie.
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