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ESPÉRANCE de VIE : Quel poids de l’hérédité ?

Actualité publiée il y a 12 heures 44 min 41 sec
Science
Ces chercheurs estiment à environ 50 % la part d'héritabilité de la durée de vie, une fois les facteurs de mortalité « externes » pris en compte (Visuel Adobe Stock 1615055914)

Ces chercheurs du Weizmann Institute of Science (Israël) et du Karolinska Institutet (Suède) et d’autres instituts de recherche dans le monde, estiment à environ 50 % la part d'héritabilité de la durée de vie, une fois les facteurs de mortalité « externes » pris en compte. Cette étude, publiée dans la revue Science, confirme ainsi que notre espérance de vie dépend bien en grande partie de facteurs héréditaires.

 

Comprendre l'héritabilité de la durée de vie humaine et donc de l’espérance de vie est une question centrale de la recherche sur le vieillissement, mais mesurer l'influence génétique sur la longévité demeure complexe. Bien que certains gènes liés à la durée de vie aient déjà été identifiés, des facteurs environnementaux, tels que les maladies ou le mode de vie, exercent une influence considérable sur la durée de vie et masquent ou confondent souvent les effets génétiques possibles. De plus, les précédentes recherches sur le sujet ont abouti à des estimations très variables de l'héritabilité de la durée de vie humaine.

 

L’étude relève le défi via l’analyse de données de cohortes de jumeaux et le recours à nombre de modèles mathématiques, de simulations et d’ensembles de données à grande échelle, permettant notamment de distinguer les causes intrinsèques et extrinsèques de décès. Cette analyse suggère qu'une fois pris en compte les décès dus à des facteurs externes, tels que les accidents ou les maladies infectieuses :

  • la génétique peut expliquer environ 50 % de notre longévité ;

  • ce poids de l’hérédité a tendance à augmenter, pourrait prochainement atteindre 55 % augmente considérablement pour atteindre environ 55 %.

 

Les auteurs principaux, Daniela Bakula et Morten Scheibye-Knudsen, relèvent l’importance de ces données pour la recherche sur le vieillissement.

 

Quelles implications ? Cette contribution génétique substantielle justifie en effet des efforts à grande échelle pour identifier les variants associés à la longévité, à affiner les scores de risque polygénique et corréler ces différences génétiques aux voies biologiques spécifiques qui régulent le vieillissement.  

 

Quelle explication ? Les différences de résultats obtenus via les différentes recherches pourraient s’expliquer par des facteurs de confusion négligés, et notamment le poids important de la mortalité « extrinsèque » – ou des décès de causes externes. Ces causes externes pourraient avoir dilué l'impact mesurable de la génétique.