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INFECTION : Comment les globules blancs font usage de la force

Actualité publiée il y a 1 année 5 jours 19 heures
Nature Communications
Cette équipe de biologistes de l’Université de Cincinnati, décrit, pour la première fois et par le menu, comment les globules blancs, qui constituent la principale ligne de défense du système immunitaire, s’y prennent pour lutter contre l’infection bactérienne (Visuel Adobe Stock 721079359)

Cette équipe de biologistes de l’Université de Cincinnati, décrit, pour la première fois et par le menu, comment les globules blancs, qui constituent la principale ligne de défense du système immunitaire, s’y prennent pour lutter contre l’infection bactérienne. Cette nouvelle photographie du processus infectieux et de la réponse immunitaire, présentée dans la revue Nature Communications, va certainement contribuer au développement de produits pharmaceutiques conçus pour améliorer encore cette capacité naturelle des globules blancs à maîtriser les pathogènes « par la force ».

 

L’image livrée ici est frappante : « imaginez des bactéries adhérant à la surface d'une cellule, peut-être sur le site d'une blessure ou d'une plaie. En réponse, un globule blanc arrive sur les lieux. Cette cellule encercle l'agent pathogène avec sa membrane, formant un anneau serré et constrictif. Avec une force remarquable, le globule blanc arrache l'agent pathogène de la surface de la plaie. Le globule blanc engloutit ensuite l'agent pathogène lors d’un processus appelé phagocytose, pour le neutraliser ».

Un processus spectaculaire digne d’un récit de science-fiction

L'étude met en évidence le mécanisme par lequel les globules blancs utilisent la « force brute » pour déloger les bactéries qui adhèrent aux tissus humains. Une fois détachés, les globules blancs engloutissent et consomment les agents pathogènes.

 

  • Les chercheurs apportent un autre exemple, celui des polluants environnementaux tels que les microparticules qui pénètrent dans les poumons. Ces particules peuvent adhérer aux tissus pulmonaires et les macrophages, les globules blancs chargés de nettoyer ces intrus, délogent ces polluants des tissus pulmonaires puis les ingèrent, évitant ainsi tout dommage au système respiratoire.

« C’est précisément ce qui se passe à l’intérieur de notre corps »

insiste l’un des auteurs principaux, Xuefeng Wang, professeur à l’Université de Cincinnati. Son laboratoire de recherche biomédicale se concentre sur la compréhension du rôle de l’intégrine, un récepteur transmembranaire impliqué dans cette adhésion cellulaire. En clair, l’intégrine est une protéine présente à la surface des cellules qui facilite l’adhésion, les aidant à adhérer à d’autres surfaces et l’ennemi contre lequel les globules blancs travaillent activement lorsqu’ils tentent d’éloigner le pathogène de l’infection, de la lésion ou de la plaie.

 

Au-delà de cette reconstitution remarquable de la réponse du globule blanc à l’infection bactérienne, les recherches se poursuivent sur l’impact de la tension de l'intégrine ou de la force physique exercée par cette protéine, sur la fonction cellulaire. Cette force semble également impliquée dans le comportement des plaquettes, en particulier dans la formation de caillots pour arrêter les saignements lors de blessures.

 

L’objectif, le développement de produits pharmaceutiques conçus pour améliorer encore cette capacité naturelle des globules blancs à cibler et neutraliser efficacement les agents pathogènes, afin de non seulement combattre les infections mais

accélérer aussi le processus de cicatrisation des plaies.

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