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LIGAMENT CROISÉ ANTÉRIEUR : Quid des ligaments artificiels pour sa reconstruction

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 5 jours
Engineering
Ces travaux témoignent des progrès accomplis dans les ligaments artificiels pour la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA) (Visuel Adobe Stock 118027912)

Ces travaux témoignent des progrès accomplis dans les ligaments artificiels pour la reconstruction du ligament croisé antérieur (LCA). Alors que ces blessures musculaires sont parmi les plus courantes, avec pas moins de 400.000 chirurgies de reconstruction réalisées chaque année dans le monde, un nombre important de patients restent confrontés à des problèmes tels que la chirurgie de révision et l'arthrose à long terme. Cet article de perspective, présenté dans la revue Engineering, réaffirme ainsi les ligaments artificiels comme une option de plus en plus prometteuse, qui pourrait permettre de répondre au besoin des 10 % de patients victimes, qui font face à des complications.

 

Car le taux de réussite de la reconstruction du LCA est estimé à 90 %, ce qui incite les équipes de recherche à travailler sur des alternatives, sur de meilleurs matériaux de greffe.

Les ligaments artificiels sont utilisés depuis les années 50. 

Ils offrent des avantages tels que l'élimination des complications pour le donneur/site et du risque de transmission de maladies associé aux autogreffes et aux allogreffes. Cependant, certains ligaments artificiels ont été associés à une incidence élevée de complications telles que des épanchements chroniques, une synovite et un échec de la greffe.

Le processus de reconstruction et de cicatrisation d'un LCA implique 2 étapes cruciales :

l'intégration du greffon à l'os dans les tunnels osseux et la ligamentisation intra-articulaire, une étape où le greffon doit s'adapter à son rôle de ligament.

 

Les autogreffes sont considérées comme la référence en raison de leurs propriétés bioactives qui facilitent l'adhésion cellulaire, la prolifération et l'ostéogenèse.

 

En revanche, les ligaments artificiels manquent souvent de ces caractéristiques bioactives, ce qui a incité ces chercheurs à travailler sur leur bioactivité. Ces travaux suivent de précédentes tentatives pour modifier les ligaments artificiels et leurs dispositifs de fixation.

 

  • Une approche consiste à ajouter des composants bioactifs aux échafaudages ligamentaires ;
  • l'ajout de composants de la matrice extracellulaire comme l'acide hyaluronique et le collagène permet d’améliorer l'adhésion et la prolifération cellulaires ;
  • l'utilisation de matériaux à base de magnésium permet de renforcer les dispositifs de fixation :  le magnésium favorise l'ostéogenèse en augmentant la libération du polypeptide lié au gène de la calcitonine (CGRP), qui à son tour régule à la hausse les gènes ostéogènes.

 

Quelles recherches futures sur les ligaments artificiels ? Les experts soulignent plusieurs domaines clés :

 

  • l’exploitation de l'électrofilage et l'impression 3D pour améliorer les propriétés physiques et biologiques des ligaments artificiels ;
  • la modification directe des matériaux, comme l'utilisation de la soie naturelle avec ses bonnes propriétés mécaniques et son affinité cellulaire ;
  • une meilleure compréhension des caractéristiques biologiques des composants et de leurs principaux effets biologiques...

 

S’il reste encore des défis à relever pour équilibrer les propriétés mécaniques et biologiques des ligaments artificiels, ces avancées récentes laissent espérer de meilleurs résultats cliniques dans le domaine de la rééducation vasculaire. À mesure que la recherche se poursuit, les ligaments artificiels vont certainement, à terme, constituer une alternative toujours plus efficace et plus fiable aux greffes traditionnelles.

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