RÉSEAUX SOCIAUX : Plus de temps en ligne, c’est plus de solitude
Oui, le temps passé en ligne sur les réseaux sociaux est inversement associé au sentiment de solitude éprouvé : c’est l'épée à double tranchant des médias sociaux décrite par cette équipe de sociologues et psychologues de la Baylor University (Texas) qui établit aujourd’hui un lien significatif entre l'utilisation active ou passive des médias sociaux et ce sentiment croissant de solitude en population générale, en particulier chez les jeunes.
Ces experts parlent d’une « épidémie de solitude » et leur recherche sur pas moins de 9 ans, confirme la contribution des réseaux sociaux à ce mal-être général et croissant.
Les médias sociaux ont un coût émotionnel caché
L’étude qui a suivi 6.965 utilisateurs réguliers de médias sociaux, révèle que :
- l'utilisation passive et active des médias sociaux était associée à une augmentation du sentiment de solitude au fil du temps ;
- l’utilisation passive des médias sociaux, comme la navigation sans interaction, conduit de manière prévisible à une solitude accrue,
- mais l’utilisation active, qui implique la publication et l’interaction avec les autres, aussi.
Ces conclusions suggèrent que
l’utilisation de ces médias renforce ce sentiment de solitude, indépendamment de la qualité des interactions.
L’auteur principal, le chercheur James A. Roberts, conclut que seuls, les réseaux sociaux ne peuvent combler les besoins sociaux satisfaits par la communication en face à face. « Notre recherche souligne la complexité de l’impact des médias sociaux sur la santé mentale », ajoute l’auteur, « bien que les médias sociaux offrent un accès sans précédent aux communautés en ligne, leur utilisation intensive, qu’elle soit active ou passive, n’atténue en fait pas le sentiment de solitude ».
Mais n’est-ce pas la solitude qui incite à l’utilisation des réseaux sociaux ? L’étude étanlit en effet une relation bidirectionnelle entre la solitude et l’utilisation des médias sociaux. Cependant, cette relation est décrite, par les participants, plutôt comme un cercle vicieux. Les effets de l’interaction numérique vont certainement mériter d'autres recherches, mais d’ores et déjà de nombreuses études, citées par ces experts confirment, d’une voix unanime,
le rôle essentiel des relations « en personne » dans le soutien du bien-être.
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